Project Description

Le savoir est une lumière

En 1917, en Afrique de l’ouest, un expert fait le constat suivant : l’école coloniale est le meilleur outil d’assimilation des populations. Les écoles sont construites, les enfants forcés de s’y rendre. Ils y apprennent à compter, à lire et à écrire en français, sans référence à leur langue, ni à leur culture.

Le savoir est une lumière explore l’impact de cette politique coloniale, près d’un siècle plus tard, au Burkina Faso. Avec poésie et intimité, le film plonge dans l’univers surprenant de l’éducation traditionnelle africaine et dans celui des écoles modernes. Par une suite de témoignages colorés et touchants, le film confronte l’héritage de ces deux systèmes éducatifs, nés à mille lieues l’un de l’autre. ->Voir les photos

Note d’intention

Contrairement à la majorité des gens, je ne suis pas allée à l’école avant l’âge de 12 ans. J’ai grandi sur un voilier avec mon frère et mes sœurs. Avant d’entrer dans le système scolaire publique, nous n’avions jamais étudié plus de deux heures par jour, nous n’avions jamais fait d’examen. La comparaison entre les deux expériences éducatives m’a beaucoup fait réfléchir; pourquoi est-il nécessaire d’envoyer les enfants à l’école des journées entières? Pourquoi l’école est-elle considérée comme le seul lieu d’apprentissage possible?

Avec ce projet documentaire, j’ai eu envie d’explorer le contraste entre notre système éducatif occidental et celui provenant d’autres cultures.

Au Burkina Faso, malgré la popularité grandissante de l’école occidentale et la pression de la ”modernité”, certaines coutumes éducatives ancestrales existent toujours. La réalité du Burkina a donc permis cette comparaison tout en révélant une facette plus obscure de l’école occidentale, celle de l’école coloniale et son héritage. Encore aujourd’hui, partout dans le monde, des enfants subissent un système éducatif hérité de la colonisation, au sein duquel leur langue et leur culture ne sont pas pris en compte.